Urgence

Site piraté : les bons gestes dans la première heure

Publié le 22 octobre 2026 · David Serreau

Page d'accueil remplacée, redirection vers un site inconnu, alerte « site dangereux » dans Google, e-mails envoyés à votre insu : ce sont des signes de piratage. L'ordre des gestes compte autant que les gestes eux-mêmes.

Tout de suite

  • Isoler : si possible, mettez le site hors ligne (mode maintenance) ou prévenez votre hébergeur pour qu'il agisse.
  • Garder les preuves : captures d'écran datées, journaux (logs) du serveur et de l'hébergeur, copie complète du site dans son état piraté. Ne commencez pas par tout effacer.
  • Changer les mots de passe depuis un appareil sain : hébergement, administration du site, FTP, base de données, messagerie.

Ensuite

  • Mesurer les dégâts : quelles données ont pu être copiées ou détruites (clients, commandes, comptes) ?
  • Données personnelles touchées ? Une entreprise doit notifier la violation à la CNIL.
  • Porter plainte au commissariat, à la gendarmerie ou par écrit au procureur de la République, avec les preuves.
  • Trouver la porte d'entrée (extension pas à jour, mot de passe faible, compte oublié) et la fermer. Sinon, le site sera repiraté.
  • Remettre en ligne seulement après avoir corrigé les failles et changé tous les mots de passe.

Ce qu'il ne faut pas faire

  • Restaurer une sauvegarde sans avoir trouvé la faille : la porte reste ouverte.
  • Effacer les fichiers suspects avant d'en garder une copie : les preuves disparaissent.
  • Payer une rançon ou répondre à un message de chantage.

Pour éviter que ça arrive

Mises à jour régulières du site et de ses extensions, mots de passe solides et différents, accès d'administration limités, sauvegardes datées gardées hors du serveur. Des professionnels sont aussi répertoriés sur cybermalveillance.gouv.fr.

Sources

vérifiées le 22 octobre 2026

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